Le calcul des allocations chomage ARE en France

Mis à jour le 20/01/2015

L’ARE pour allocations de retour à l’emploi ou ce que nous appelons communément en France le chomage est une indemnité destinée aux citoyens ayant perdu leurs emploi. L'allocation chomage est versé sous conditions que nous détaillons dans l’article suivant.

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Nous traitons ici essentiellement du calcul du chomage, cependant, nous vous proposons d’autres articles en rapport avec la notion de chomage partiel ou technique ainsi qu’un simulateur vous permettant de calculer en ligne le montant de vos allocations.


Par ailleurs, les cas spécifiques de la rémunération et du chomage dirigeant ou du gérant sont traités au sein de nos articles dédiés.

Qui peut avoir droit au chomage, quelles sont les conditions à remplir ? 

Pour percevoir cette indemnité, les personnes doivent être en recherche active d’emploi et avoir cotisé à l’assurance chômage pendant un nombre d’heures de travail au cours des derniers mois.

La durée d’affiliation est de la durée de travail cotisée à l’assurance chômage. Pour bénéficier de l’indemnité chômage, vous devez justifier d’une affiliation de 122 jours (soit 4 mois) ou 610 heures :

L’affiliation, pour être valable, doit être réalisée au cours des :

  • 28 derniers mois, pour un demandeur de moins de 50 ans
  • 36 derniers mois, pour un demandeur de plus de 50 ans

Le calcul du salaire de référence : le SJR (salaire journalier de référence)

Pour savoir combien vous allez toucher en allocations chomage il vous fait d’abord connaitre le salaire journalier de référence SJR que vous percevez au titre de votre, ou de vos, dernier(s) emploi(s). Pour calculer le montant mensuel de l’ARE, il est donc nécessaire de calculer le SJR.

Afin d’y parvenir, la méthode est la suivante : faut commencer par calculer le salaire annuel de référence, c'est-à-dire toutes les rémunérations brutes (salaires et assimilés) perçues au cours des douze derniers mois civils. 

Si des rémunérations ont été perçues en dehors de ces douze derniers mois, mais se rapportent au temps de travail effectué durant cette période, alors elles sont prises en compte.

Sont également retenues au prorata du temps de présence dans l’entreprise :

  • les indemnités de treizième mois
  • les primes de bilan
  • les gratifications

Sont exclues du salaire annuel de référence :

  • les indemnités de licenciement ou de départ
  • les indemnités de rupture conventionnelle
  • les indemnités compensatrices de congés payés
  • les indemnités de préavis ou de non-concurrence
  • les indemnités journalières de la Sécurité sociale
  • toutes les sommes perçues ne résultant pas directement de l’exécution du contrat de travail

Pour calculer le salaire annuel de référence, il faut donc cumuler toutes les rémunérations brutes perçues au cours des douze derniers mois civils, dans une limite de 12 680 € par mois.

Un exemple de calcul du salaire journalier :  

Une personne ayant travaillé huit mois au cours des douze derniers mois, avec un salaire brut mensuel de 1 900 €, le salaire annuel de référence est de 15 200 €.

Pour obtenir le SJR, il convient de diviser ce chiffre par le nombre de jours de la période, c’est-à-dire le nombre de jours calendaires, et non pas du nombre de jours ouvrés ou travaillés

Par exemple, la même personne que précédemment a travaillé du 1er juin au 31 janvier, ce qui représente en tout 245 jours (juin + juillet + août + … + janvier = 30 + 31 + … + 31 = 245 jours).

Le salaire de référence servant au calcul du montant du chomage est donc de 15 200 / 245 = 62 €

La formule pour obtenir le montant l’indemnité chômage

Le montant brut journalier de l’indemnité chômage se compose d’une partie fixe à hauteur de 11,72 €, et d’une partie variable de 40,4 % du SJR. L’indemnité mensuelle de chômage est donc égale à ce montant, multiplié par le nombre de jours du mois.

Faisons le calcul en se basant toujours sur l’exemple vu précédemment. Pour un SJR de 62 €, le montant journalier de l’ARE est de : 

11,72 +  ( 62 x 40,4% ) = 11,72 + 25,05 = 36,77 €

36,77 € représente donc l’ARE brute journalière, à laquelle l’on prélève ensuite les cotisations obligatoires.

A noter :

  • l’indemnité brute journalière ne peut se situer en dessous de 57 %, ni au dessus de 75 % du SJR
  • l’indemnité nette journalière de l’ARE ne peut être inférieure à 28,58 €
  • en période de formation, le demandeur d’emploi devient bénéficiaire de l’AREF (allocation de retour à l’emploi formation) dont le seuil minimum net est ramené à 20,48 €
  • la partie fixe de l’ARE (11,72 €) est proportionnellement réduite au temps de travail dans le cas d’un contrat à temps partiel, et ce dans la limite de 122 jours

Cotisations sur l’ARE

L’indemnité chômage brute est soumise à certaines charges sociales pour révéler un montant net. Un prélèvement forfaitaire de 3 % est opéré afin d’assurer les retraites complémentaires des bénéficiaires de l’assurance chômage. Les cotisations CSG et la CRDS sont également dues, sauf si le montant de l’allocation est inférieur au Smic journalier, soit 49 €.

Dans tous les cas, ces prélèvements ne peuvent aucunement réduire l’indemnité journalière nette en dessous du seuil de 28,58 €.

Le cumul d’un emploi salarié et du chômage

Sous certaines conditions, le versement de l’ARE peut être maintenu en cas de conservation ou de reprise d’une activité professionnelle occasionnelle ou réduite. Ce maintien de l’indemnité chômage est dépendant de deux conditions :

  • la rémunération mensuelle ne doit pas dépasser 70 % de l’ancienne rémunération (celle qui a été prise en compte pour le calcul de l’ARE)
  • le cumul du salaire ne doit pas représenter un montant de 30 fois le SJR (inscrit sur la notification de droits)

La déclaration des heures travaillées se fait lors de l’actualisation mensuelle auprès de pole emploi, elle est obligatoire.

Le chomage partiel ou technique dit « activité partielle »

Le chomage partiel est le résultat d’une réduction de temps de travail faite par votre employeur dans le cas ou l’entreprise a des difficultés financières. Plutôt que de recourir à un licenciement, l’employeur peut placer ses salariés en activité partielle. Une indemnité de chomage partiel ou technique peut être obtenue.

L’indemnité chômage fait la distinction entre une activité salariée conservée, et une reprise d’activité salariée. 

Dans le cadre d’une activité salariée occasionnelle ou réduite conservée, l’ARE est intégralement cumulable avec le revenu.

S’il s’agit d’une reprise d’activité occasionnelle ou réduite, l’ARE n’est plus que partiellement cumulable. L’allocation due est alors calculée en lui soustrayant 70 % de la rémunération de l’activité, sans que ce cumul ne puisse excéder le SJR.

Par exemple, pour une ARE de 40 € par jour, l’allocation mensuelle intégrale est de 1 200 € (40 € x 30 jours). Si la rémunération de l’activité salariée est de 900 € brut par mois, le calcul se fait ainsi :

1 200 – [900 x (70%)] = 630 €

L’allocation mensuelle due sera donc de 630 €.

Le cumul d’une activité indépendante et du chômage

 Pour le cumul d’une activité indépendante et de l’ARE, le montant pris en compte est le chiffre d’affaires auquel un abattement forfaitaire pour frais professionnels est appliqué. Au début de l’activité, lorsque le CA n’est pas connu, un montant forfaitaire est appliqué. Une régularisation est ensuite mise en place sur la base des chiffres réels.

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