L'abandon de poste

Bonjour, aujourd’hui je vais vous parler de l’abandon de poste. Notez bien que l'abandon de poste ne peut pas faire office de démission! Le salarié qui veut officiellement couper les liens avec son emploi doit en effet donner sa démission. A l'inverse, si l'employeur veut se séparer de son salarié en abandon de poste, il doit effectuer une procédure de licenciement. On parle d’abandon de poste lorsqu'un salarié ne se présente pas au travail et ne présente pas de justificatif, tel qu'un arrêt maladie par exemple. Attention, pour pouvoir qualifier une situation d'abandon de poste, l'absence du salarié doit être prolongée et totale. Cette procédure est très complexe car l’employeur ne peut pas considérer qu’un employé qui ne donne pas de nouvelles est démissionnaire. Revenons donc ensemble sur l’abandon de poste et ses subtilités.

La mise en demeure pour abandon de poste

L'entreprise doit dans un premier temps envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception. Cette lettre invite le salarié à regagner son poste de travail et doit être signée par le chef d’entreprise. Le courrier peut aussi être déposé directement à son domicile par un agent assermenté. L'entreprise doit alors y informer son employé des risques qu’il encoure s’il ne répond pas ou s’il refuse de reprendre son poste.

Les conséquences de la mise en demeure pour abandon de poste

Suite à la mise en demeure de l'employé pour abandon de poste, plusieurs cas peuvent de présenter ;

  • Le premier : Si le salarié décide de regagner son poste après cette longue période d’absence, justifiée ou non, alors l’employeur ne pourra pas invoquer l’abandon de poste mais pourra appliquer des sanctions disciplinaires. 
  • Deuxième cas : Si le salarié justifie son absence sans pour autant reprendre ses fonctions. Il n’est alors pas possible d’envisager l’abandon de poste. 
  • Troisième cas : Si le salarié ne répond pas suite à sa mise en demeure, il y aura donc abandon de poste.

Recommandations face à un abandon de poste

Il est recommandé de procéder à un licenciement pour faute grave en cas d’absence prolongée plutôt que de considérer que le salarié souhaite démissionner et attendre. Car si en cas de litige, la démission est écartée, l'employeur ne pourra pas invoquer la faute réelle et sérieuse ou faute grave même si les reproches fournis par l'employeur sont fondés.