Simulateur de statut juridique en ligne et gratuit | 2026
À quoi sert un simulateur de statut juridique ?
Choisir entre micro-entreprise, EURL et SASU ne se résume pas à cocher une case. Le bon statut dépend de votre chiffre d'affaires, de vos charges réelles, de votre situation familiale et de vos priorités en matière de protection sociale. Un simulateur de statut juridique croise tous ces paramètres pour vous donner un classement personnalisé, là où un simple tableau comparatif reste générique.
Pourquoi utiliser un simulateur de statut juridique avant de créer son entreprise ?
Le statut juridique d'entreprise que vous choisissez détermine trois choses concrètes :
- votre revenu final après impôts et cotisations (votre revenu super net)
- votre niveau de protection sociale
- les obligations comptables vous devez respecter chaque mois ou chaque année.
Le problème, c'est que le « meilleur » statut n'est pas le même pour tout le monde. Un consultant BNC célibataire avec 50 000 € de CA et peu de charges n'a pas le même intérêt qu'un artisan marié avec deux enfants, 120 000 € de CA et 40 000 € de frais professionnels. Chaque paramètre (CA prévisionnel, charges déductibles, quotient familial, autres revenus du foyer) fait pencher la balance dans une direction différente.
Un simulateur de statut juridique en ligne et gratuit effectue ce croisement automatiquement. Il calcule le revenu net disponible dans chaque statut selon vos vrais paramètres, en quelques minutes seulement. C'est un gain de temps considérable par rapport à des heures de recherche sur des sources parfois contradictoires.
Quels statuts sont comparés par le simulateur ?
Le simulateur compare les trois formes juridiques les plus courantes pour un créateur seul :
- Micro-entreprise : régime simplifié avec abattement forfaitaire sur le CA, pas de charges déductibles, plafonds de CA à respecter (83 600 € pour les prestations de services et activités libérales, 203 100 € pour le commerce et l'hébergement).
- EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) : société unipersonnelle avec un gérant TNS (Travailleur Non Salarié), charges réelles déductibles, choix possible entre IR (impôt sur le revenu) et IS (impôt sur les sociétés).
- SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) : société unipersonnelle avec un président assimilé salarié (régime général), charges réelles déductibles, IS par défaut, souplesse statutaire.
Pour les projets à plusieurs associés, les formes pluripersonnelles (SARL, SAS) existent mais sortent du périmètre de ce comparateur de statut juridique, conçu pour les créateurs solo.
Ce que le simulateur ne remplace pas
Un simulateur de choix de statut entreprise oriente votre décision, mais il travaille sur des hypothèses que vous renseignez. Certaines situations demandent un regard humain : cumul emploi-création avec maintien de l'ARE, professions réglementées soumises à des règles spécifiques (avocats, médecins, experts-comptables), régimes spéciaux, ou montages patrimoniaux complexes.
L'Expert-Comptable.com est inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables et est à ce titre habilité à conseiller sur le choix du statut juridique le plus adapté à votre situation.
Comment utiliser notre simulateur de statut juridique en ligne ?
Le simulateur fonctionne en six étapes. Chacune collecte des informations précises sur votre situation pour affiner le calcul du revenu super net dans chaque statut.
Voici ce que vous renseignez à chaque écran, et pourquoi l'outil vous le demande.
- Décrire votre activité et votre foyer : CA, nature de l'activité, situation familiale, autres revenus
- Renseigner vos frais généraux : repas, déplacements, hébergements, locaux, abonnements
- Indiquer vos achats de production : marchandises et matériel liés à votre activité
- Préciser vos ressources et votre protection : salariés, prestataires, mutuelle, prévoyance, avantages
- Choisir votre stratégie de rémunération : tout en salaire ou répartition optimisée salaire/dividendes
- Consulter votre classement personnalisé : revenu super net par statut, détail complet accessible
Étape 1 : votre activité et votre situation personnelle
Ce que vous renseignez :
- Chiffre d'affaires HT annuel : votre CA prévisionnel ou réel, en euros par an
- Nature de l'activité : libérale, commerciale ou artisanale (menu déroulant)
- Options spécifiques micro : ACRE (exonération partielle de cotisations la première année) et versement libératoire de l'IR, à activer si vous y êtes éligible
- Situation familiale : célibataire, marié/pacsé
- Enfants à charge : nombre
- Autres revenus du foyer : salaires, revenus fonciers ou autres sources
Pourquoi on vous le demande ? La nature de l'activité conditionne les taux de cotisations sociales en micro-entreprise et les abattements forfaitaires applicables (34 % en BNC, 50 % en BIC services, 71 % en commerce). Le CA détermine l'éligibilité au régime micro, avec ses plafonds de 83 600 € pour les services et 203 100 € pour le commerce. La situation familiale et les autres revenus permettent de calculer le quotient familial et le taux marginal d'imposition à l'IR, ce qui influence directement le classement des statuts.
Étape 2 : vos frais généraux
Ce que vous renseignez :
- Repas d'affaires : montant HT mensuel des repas pris avec clients, partenaires ou prospects
- Déplacements avec votre véhicule personnel : distance parcourue par mois (km), puissance administrative (CV), type de moteur (thermique ou électrique)
- Déplacements en transport : montant HT mensuel (avion, train, bus, taxi)
- Hébergements : montant HT mensuel (hôtel, location courte durée)
- Locaux professionnels : un ou plusieurs espaces (bureau, coworking, entrepôt) avec leur loyer mensuel
- Abonnements : services liés à l'activité (logiciels, téléphone, internet, outils pro)
Pourquoi on vous le demande ? En micro-entreprise, les charges réelles ne sont pas déductibles. Vous êtes imposé sur votre CA brut après un simple abattement forfaitaire. En EURL ou en SASU, ces frais viennent réduire le résultat imposable avant tout calcul de cotisations et d'impôt. Dès que vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire, passer en société devient mathématiquement plus avantageux. Le simulateur effectue ce calcul automatiquement et le traduit dans le classement final.
Étape 3 : vos achats liés à la production
Ce que vous renseignez :
- Marchandises : achats destinés à être revendus ou transformés (montant annuel)
- Matériel : achats de matériel et consommables nécessaires à votre activité (montant annuel)
Pourquoi on vous le demande ? Ces achats sont des charges professionnelles directement liées à votre production. Comme pour les frais généraux, ils sont déductibles en EURL et en SASU, mais pas en micro-entreprise. Cette étape est particulièrement déterminante pour les activités artisanales, commerciales ou de prestation avec une forte composante matérielle : elle peut à elle seule suffire à faire basculer le statut optimal.
Étape 4 : vos ressources et votre protection sociale
Ce que vous renseignez :
- Employés : un ou plusieurs salariés (salaire brut, cotisations patronales calculées automatiquement)
- Prestataires : rémunération de sous-traitants ou intervenants externes (montant annuel)
- Protection, mutuelle : montant mensuel en euros
- Protection, prévoyance : montant mensuel en euros
- Protection, assurances professionnelles : montant mensuel en euros
- Avantages, chèques vacances : montant annuel (exonération maximale : 683 €)
- Avantages, CESU (Chèque Emploi Service Universel) : montant annuel (exonération maximale : 2 591 €)
Pourquoi on vous le demande ? Le régime social diffère selon le statut. En EURL, le gérant relève du régime des travailleurs non salariés (TNS) via la SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) : cotisations plus faibles, mais couverture maladie, prévoyance et retraite plus limitée. En SASU, le président est assimilé salarié : cotisations plus élevées, mais protection alignée sur le régime général. Les dépenses de mutuelle et prévoyance renseignées ici permettent de modéliser l'impact réel de ces différences sur votre budget. Les chèques vacances et CESU, partiellement exonérés de cotisations, entrent dans l'optimisation globale de votre rémunération.
Étape 5 : votre stratégie de rémunération
Ce que vous renseignez :
- Tout en rémunération : vous vous versez l'intégralité de l'enveloppe disponible, sans conserver de trésorerie en entreprise
- Répartition optimisée : vous pilotez la répartition entre rémunération et dividendes, pour potentiellement conserver de la trésorerie en société
Pourquoi on vous le demande ? Ce choix est structurant, surtout pour l'EURL et la SASU à l'IS. La rémunération génère des cotisations sociales (élevées en SASU, modérées en EURL), tandis que les dividendes sont soumis au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), sans cotisations sociales en SASU. En EURL à l'IS, la part de dividendes dépassant 10 % du capital social est soumise aux cotisations TNS. L'option « répartition optimisée » permet au simulateur de trouver l'arbitrage salaire/dividendes qui maximise votre revenu super net.
Étape 6 : vos résultats personnalisés
Le simulateur affiche un classement des trois statuts, du plus au moins avantageux selon votre profil, basé sur le revenu super net, c'est-à-dire ce qu'il vous reste réellement après cotisations sociales, impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu. Pour chaque statut, un bouton « Afficher le détail » donne accès au calcul complet : chiffre d'affaires, dépenses professionnelles déductibles, rémunération du dirigeant, cotisations sociales, impôt sur les sociétés, dividendes, impôt sur le revenu et revenu super net final.
Exemple de résultat pour un CA de 40 000 € HT, activité libérale, célibataire sans enfant, sans charges, stratégie tout en rémunération :
| Classement | Statut | Revenu super net |
|---|---|---|
| 1er | Micro-Entreprise | 28 216 € |
| 2e | EURL | 26 364 € |
| 3e | SASU | 21 720 € |
Ces résultats basculent dès que vous ajoutez des charges, activez une stratégie dividendes ou modifiez votre situation familiale. Le simulateur recalcule en temps réel selon vos vrais paramètres.
Bien utiliser le simulateur de statut juridique : les critères décisifs à connaître
Au-delà du simulateur, quatre grands critères structurent le choix entre micro-entreprise, EURL et SASU. Comprendre ces mécanismes vous permet de valider, affiner ou challenger le résultat obtenu.
Régime social : TNS ou assimilé salarié ?
Le régime social est souvent le critère qui pèse le plus dans la balance. En EURL, le gérant majoritaire relève du statut TNS : ses cotisations représentent environ 45 % de la rémunération nette, avec une couverture via la SSI. Pas de fiche de paie, pas de DSN (Déclaration Sociale Nominative) mensuelle, mais une régularisation décalée (les cotisations définitives sont calculées en mai N+1 sur les revenus réels de N).
En SASU, le président est assimilé salarié du régime général : les cotisations montent à environ 82 % du salaire net, avec fiche de paie et DSN obligatoires chaque mois. La couverture maladie, retraite et prévoyance est plus étendue.
Attention aux cas extrêmes : zéro rémunération en SASU signifie zéro cotisation mais aussi zéro couverture (hors PUMA, la Protection Universelle Maladie). En EURL, des cotisations minimales restent dues même sans rémunération (environ 1 160 € en 2026, au titre du forfait de début d'activité).
| Critère | TNS (EURL) | Assimilé salarié (SASU) |
|---|---|---|
| Taux de cotisations | ~45 % du net | ~82 % du net |
| Couverture maladie | SSI | Régime général |
| Retraite de base | SSI | Régime général |
| Prévoyance incluse | Limitée | Plus étendue |
| Fiche de paie | Non | Oui (obligatoire) |
| DSN mensuelle | Non | Oui |
| Coût pour 1 000 € net | ~1 450 € | ~1 820 € |
| Cotisations sans rémunération | ~1 160 €/an (minimum) | 0 € |
Fiscalité : IR ou IS, quel impact sur le revenu net ?
En micro-entreprise, l'imposition se fait à l'IR après un abattement forfaitaire : 71 % pour le commerce, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC. Le versement libératoire de l'IR est une option si le revenu fiscal de référence du foyer ne dépasse pas un certain seuil.
En EURL à l'IR, le bénéfice est imposé directement au barème progressif (tranches 2026 : 0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %). En EURL ou SASU à l'IS, le bénéfice de la société est taxé au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € (sous conditions : CA HT < 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % ou plus par des personnes physiques), puis à 25 % au-delà. Pour approfondir ce choix, la comparaison IS ou IR mérite d'être étudiée selon votre profil.
Les dividendes versés sont ensuite soumis à la flat tax (PFU) de 31,4 % en 2026. En SASU, les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales supplémentaires. En EURL à l'IS, la part de dividendes dépassant 10 % du capital social (+ comptes courants d'associés + primes d'émission) est soumise aux cotisations TNS, en plus de la CSG-CRDS.
| Critère | IR | IS |
|---|---|---|
| Mode d'imposition | Barème progressif (0 % à 45 %) | Taux fixe (15 % puis 25 %) |
| Base imposable | Bénéfice ou CA après abattement | Bénéfice après charges et rémunération |
| Dividendes | Non applicable (micro/EI) | PFU 31,4 % |
| Optimisation salaire/dividendes | Non | Oui |
| Profil idéal | Faibles revenus, TMI ≤ 11 % | Bénéfice > 30 000 €, volonté de capitaliser |
Charges non déductibles : les limites de la micro-entreprise
En micro-entreprise, aucune charge réelle n'est déductible. Vous bénéficiez uniquement de l'abattement forfaitaire. Si vos charges réelles dépassent cet abattement, vous payez de l'impôt et des cotisations sur de l'argent que vous avez déjà dépensé.
En société (EURL ou SASU), toutes les charges déductibles des impôts réelles justifiées et engagées dans l'intérêt de l'activité sont déductibles : loyer, matériel, déplacements, honoraires comptables, assurances, abonnements professionnels.
Le seuil de bascule est simple à identifier : quand vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire, la société devient plus avantageuse.
Exemple concret : un consultant BNC avec 60 000 € de CA. L'abattement micro est de 34 % × 60 000 € = 20 400 €. Si ses charges réelles sont de 10 000 €, elles restent inférieures à l'abattement : la micro reste avantageuse. Si ses charges montent à 25 000 €, elles dépassent l'abattement de 4 600 € : la société l'emporte, car ces 25 000 € sont intégralement déduits du résultat imposable.
Complexité de gestion et obligations comptables
La micro-entreprise est le régime le plus léger : un livre des recettes, une déclaration de CA mensuelle ou trimestrielle, pas de bilan. La gestion en autonomie est tout à fait possible.
En EURL et SASU, la comptabilité est complète : bilan, compte de résultat, liasse fiscale, assemblée générale annuelle, dépôt des comptes au greffe. En SASU, la DSN mensuelle s'ajoute dès qu'un salaire est versé.
Le coût annuel d'un expert-comptable se situe généralement entre 800 et 1 500 € en EURL, et entre 1 200 et 2 500 € en SASU selon la complexité. Ce coût doit être intégré dans le calcul du revenu net disponible réel : il réduit le bénéfice imposable, mais il reste une dépense à financer.
Micro-entreprise, EURL et SASU : tableau comparatif
Ce tableau rassemble les 15 critères de comparaison les plus fréquemment recherchés, avec les valeurs en vigueur en 2026. Il complète le simulateur en offrant une vue d'ensemble statique, utile pour une première orientation rapide.
Tableau comparatif des trois statuts : 15 critères
| Critère | Micro-Entreprise | EURL | SASU |
|---|---|---|---|
| Forme juridique | Entreprise individuelle | Société (personne morale) | Société (personne morale) |
| Nombre d'associés | 1 seul | 1 seul | 1 seul |
| Capital social minimum | Aucun | 1 € | 1 € |
| Responsabilité du dirigeant | Limitée (réforme 2022) | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Régime social du dirigeant | TNS (SSI) | TNS (SSI) | Assimilé salarié (régime général) |
| Taux de cotisations sociales | 12,3 % à 25,6 % du CA | ~45 % du net | ~82 % du net |
| Régime fiscal par défaut | IR (micro-fiscal) | IR | IS |
| Option IS possible | Non | Oui | Par défaut |
| Charges déductibles | Non (abattement forfaitaire) | Oui (charges réelles) | Oui (charges réelles) |
| Plafond de CA | 83 600 € (services) / 203 100 € (commerce) | Aucun | Aucun |
| TVA | Franchise de base sous seuils | Dès le 1er euro de CA | Dès le 1er euro de CA |
| Obligations comptables | Livre des recettes uniquement | Comptabilité complète | Comptabilité complète |
| Formalités de création | Déclaration INPI (gratuit, ~10 min) | Statuts + dépôt capital + annonce légale (~500-1 000 €) | Statuts + dépôt capital + annonce légale (~500-1 000 €) |
| Protection du patrimoine personnel | Oui (séparation automatique depuis 2022) | Oui (responsabilité limitée aux apports) | Oui (responsabilité limitée aux apports) |
| Validation de trimestres retraite | Selon CA et taux de cotisation | Sur base de la rémunération TNS | Sur base du salaire brut (min. 7 212 €/an pour 4 trimestres) |
Cas pratiques chiffrés : quel statut juridique est le plus adapté à votre profil ?
Les résultats d'un simulateur de statut juridique varient fortement d'un profil à l'autre. Voici trois situations concrètes avec les calculs du revenu super net dans chaque statut. Les taux utilisés sont ceux en vigueur en 2026.
Profil 1 : consultant freelance avec 60 000 € de CA et peu de charges
Situation : activité BNC (libérale), CA 60 000 €, charges réelles 5 000 €, célibataire sans enfant, aucun autre revenu, stratégie tout en rémunération.
Avec seulement 5 000 € de charges réelles, l'abattement forfaitaire de la micro-entreprise (34 % × 60 000 € = 20 400 €) est bien plus avantageux que la déduction réelle. La micro l'emporte sans surprise.
| Indicateur | Micro-BNC | EURL (IS) | SASU (IS) |
|---|---|---|---|
| Cotisations sociales | 15 360 € | 15 750 € | ~20 500 € |
| Impôt sur les sociétés | — | 3 000 € | 1 425 € |
| PFU sur dividendes | — | 5 338 € | 2 536 € |
| Impôt sur le revenu | 4 984 € | 841 € | 1 476 € |
| Revenu super net | 39 656 € | 30 071 € | 29 063 € |
Verdict : la micro-entreprise devance l'EURL de près de 10 000 €. Tant que les charges réelles restent inférieures à l'abattement forfaitaire, elle reste imbattable. L'EURL arrive en deuxième position grâce à des cotisations TNS plus faibles que celles de la SASU. Pour affiner ce calcul selon votre situation, consultez notre simulateur EURL.
Profil 2 : artisan avec 120 000 € de CA et 40 000 € de charges
Situation : activité artisanale (BIC), CA 120 000 €, charges réelles 40 000 €, marié avec 2 enfants (3 parts fiscales), stratégie rémunération mixte (salaire + dividendes).
La micro-entreprise est éliminée d'emblée : le CA dépasse le plafond de 83 600 €. Avec 40 000 € de charges réelles déductibles, les deux statuts en société donnent un résultat très proche.
| Indicateur | EURL (IS) | SASU (IS) |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | ~20 250 € | ~20 500 € |
| Impôt sur les sociétés | 5 250 € | 5 175 € |
| PFU sur dividendes | 9 342 € | 9 208 € |
| Impôt sur le revenu | 0 € | 0 € |
| Revenu super net | ~45 158 € | ~45 117 € |
Verdict : quasi-égalité. Le quotient familial (3 parts) annule l'IR dans les deux cas. L'EURL prend un léger avantage grâce à des cotisations TNS marginalement plus faibles. Le choix se joue ici sur d'autres critères : si la qualité de la couverture sociale est une priorité, la SASU reste pertinente malgré un coût légèrement supérieur. Retrouvez le détail des avantages de la SASU et de l'EURL pour trancher selon vos priorités.
Profil 3 : créateur en cumul emploi-création avec maintien de l'ARE
Situation : porteur de projet, ARE en cours (15 000 € de droits restants), CA prévisionnel 30 000 €, prestations de services (BNC), célibataire sans enfant.
L'enjeu ici n'est pas uniquement le revenu net : c'est de préserver l'ARE le plus longtemps possible tout en développant l'activité.
| Indicateur | SASU (IS, 0 salaire) | EURL (IS, 0 salaire) | Micro-BNC |
|---|---|---|---|
| ARE maintenue | Oui — intégralement | Oui — sous conditions | Partiellement — réduite |
| Cotisations dues | 0 € | ~1 160 € (minimum TNS) | 7 680 € |
| Impôt sur les sociétés | 4 050 € | 3 876 € | — |
| Trésorerie conservée en société | 22 950 € | 21 964 € | — |
| ARCE possible | Oui (9 000 €) | Oui (9 000 €) | Oui (9 000 €) |
Verdict : la SASU sans salaire est la stratégie la plus favorable pour maintenir l'ARE intégralement. Aucune rémunération déclarée = aucune réduction de l'allocation. L'EURL fonctionne aussi, mais les cotisations minimales TNS (~1 160 €) s'appliquent même sans rémunération. La micro-entreprise est la moins adaptée ici : le CA déclaré réduit l'ARE chaque mois proportionnellement au revenu d'activité. À noter : le versement de dividendes peut déclencher la fin du maintien de l'ARE — stratégie recommandée, conserver les bénéfices en société pendant la période d'indemnisation.
Les règles de cumul ARE / création d'entreprise évoluent régulièrement. Vérifiez votre situation auprès de France Travail avant de vous lancer.
Ces simulations reposent sur des hypothèses simplifiées. Le statut le plus adapté à votre situation réelle dépend de paramètres que seul un conseil personnalisé permet d'affiner. L'expert-comptable.com, inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables et habilité à conseiller sur le choix du statut juridique, vous accompagne gratuitement et sans engagement. Un conseiller expert prend en charge toutes les démarches de création de votre société, de la rédaction des statuts jusqu'à l'obtention du Kbis.
Quelle stratégie de rémunération choisir selon son statut juridique ?
Une fois le statut juridique arrêté, la question suivante arrive immédiatement : comment se rémunérer pour maximiser le revenu net tout en conservant une protection sociale suffisante ?
Salaire ou dividendes : comment maximiser son revenu net ?
En SASU, la stratégie la plus courante consiste à se verser un salaire minimum pour valider 4 trimestres de retraite (environ 7 212 € bruts par an en 2026, soit 601 € bruts par mois) et à distribuer le reste en dividendes. Les dividendes en SASU ne supportent pas de cotisations sociales : ils sont taxés uniquement au PFU de 31,4 %.
En EURL à l'IS, la rémunération TNS est moins coûteuse en cotisations (~45 % du net contre ~82 % en SASU). Les dividendes sont aussi possibles, mais la part dépassant 10 % du capital social (+ comptes courants d'associés + primes d'émission) est soumise aux cotisations TNS, ce qui réduit l'avantage de la distribution.
La stratégie « zéro salaire » en SASU est techniquement possible : aucune cotisation n'est due, mais cela signifie zéro couverture sociale (hors PUMA) et zéro validation de trimestres de retraite.
| Critère | EURL (TNS) | SASU (assimilé salarié) |
|---|---|---|
| Coût total pour 1 000 € net | ~1 450 € | ~1 820 € |
| Cotisations sociales | ~450 € | ~820 € |
| Net perçu | 1 000 € | 1 000 € |
| Ratio coût/net | 1,45 | 1,82 |
| Dividendes soumis à cotisations | Oui (au-delà de 10 % du capital) | Non |
Rémunération et protection sociale : comment trouver le bon équilibre ?
Valider ses trimestres de retraite demande un salaire brut annuel minimum de 7 212 € en 2026 (soit 1 803 € par trimestre, correspondant à 150 heures de SMIC). En dessous, vous perdez des trimestres, ce qui repousse l'âge de départ à taux plein.
Pour compléter la couverture TNS, souvent plus limitée que le régime général, trois dispositifs sont à considérer :
- Mutuelle : contrat Loi Madelin ou contrat individuel, avec cotisations déductibles du bénéfice imposable en EURL. La mutuelle obligatoire en entreprise s'impose dès lors que vous employez des salariés.
- Prévoyance : indemnités journalières en cas d'arrêt de travail, garantie invalidité et décès
- PER (Plan d'Épargne Retraite) : les versements sont déductibles du revenu imposable. Pour un TNS, le plafond de déduction va de 4 806 € (10 % du PASS 2026 de 48 060 €) à 88 911 € (10 % de 8 PASS + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS)
Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) 2026 est fixé à 48 060 €. Ce plafond sert de référence pour le calcul des cotisations retraite, des indemnités journalières maximales et des plafonds de déduction PER.
Les questions fréquentes sur le simulateur de statut juridique
Le simulateur de statut juridique est-il fiable à 100 % ?
Un simulateur donne une estimation basée sur les paramètres saisis et la législation en vigueur. Il est fiable pour orienter le choix, mais ne remplace pas un conseil personnalisé d'expert-comptable, notamment pour les situations complexes (cumul d'activités, régimes spéciaux, montages patrimoniaux). Chez L-Expert-Comptable.com, nous créons votre entreprise gratuitement et sans engagement, de la rédaction des statuts jusqu'à l'obtention de votre Kbis.
Quel est le meilleur statut juridique pour un freelance ?
Cela dépend du CA, des charges et de la situation personnelle. Pour un freelance avec peu de charges et un CA inférieur à 83 600 €, la micro-entreprise est souvent la plus simple. Au-delà, ou si les charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (34 % en BNC), une SASU ou EURL à l'IS devient plus avantageuse. Le simulateur effectue ce calcul automatiquement pour votre profil. Retrouvez également nos conseils pour devenir freelance et choisir la bonne structure dès le départ.
Quelle différence entre EURL et SASU pour un créateur seul ?
La principale différence est le régime social. En EURL, le gérant est TNS (cotisations ~45 % du net, couverture SSI). En SASU, le président est assimilé salarié (cotisations ~82 % du net, couverture régime général). Le coût total est plus faible en EURL, mais la SASU a une meilleure protection sociale et plus de souplesse sur les dividendes. Pour une analyse détaillée, consultez notre comparatif SASU ou EURL.
Est-ce que je peux garder mes allocations chômage en créant une société ?
Oui. En SASU sans salaire, aucun revenu n'est déclaré et l'ARE est maintenue intégralement. En EURL à l'IS sans rémunération, c'est possible mais des cotisations minimales (~1 160 € en 2026) sont dues. En micro-entreprise, le CA réduit proportionnellement l'ARE. L'ARCE (60 % des droits restants versés en capital) est une alternative à évaluer selon votre profil.
Comment savoir si la micro-entreprise est plus avantageuse qu'une société ?
Comparez vos charges réelles à l'abattement forfaitaire micro (71 % en commerce, 50 % en services BIC, 34 % en BNC). Si vos charges réelles dépassent cet abattement, vous payez de l'impôt et des cotisations sur de l'argent que vous n'avez pas gardé. Le simulateur effectue ce calcul automatiquement. Si vous envisagez de franchir ce cap, découvrez comment passer de la micro-entreprise à une société.
Combien coûtent les cotisations sociales selon le statut juridique ?
En micro-entreprise : de 12,3 % (commerce) à 25,6 % (BNC) du CA. En EURL (TNS) : ~45 % de la rémunération nette. En SASU (assimilé salarié) : ~82 % du salaire net. Pour 1 000 € net perçu, le coût total est d'environ 1 450 € en EURL contre 1 820 € en SASU. Pour calculer précisément les charges TNS, consultez notre guide sur le calcul des charges des travailleurs non salariés.
Peut-on changer de statut juridique après la création ?
Oui. Le passage d'une micro-entreprise en société implique la création d'une nouvelle structure (EURL ou SASU) et la cessation de la micro. Une EURL peut se transformer en SASU par modification des statuts, annonce légale et dépôt au greffe, sans dissolution. Mieux vaut anticiper ce choix dès le départ pour éviter des frais et des conséquences fiscales. Si vous envisagez spécifiquement de transformer votre micro-entreprise en SASU, les démarches sont bien balisées.
Quel statut juridique choisir pour payer moins d'impôts ?
Il n'existe pas de réponse universelle. Pour un bénéfice inférieur à 42 500 €, l'IS à 15 % est souvent avantageux. Pour un foyer avec un taux marginal d'IR faible (11 %), l'IR peut être préférable. Le simulateur croise votre situation fiscale personnelle avec chaque option pour identifier le statut le moins imposé. Des stratégies d'optimisation fiscale existent également une fois la société créée.
Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes en SASU ?
L'idéal est souvent un mix : un salaire suffisant pour valider 4 trimestres de retraite (environ 7 212 € bruts par an en 2026) et le reste en dividendes taxés au PFU de 31,4 %. Les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales en SASU, contrairement à l'EURL (au-delà de 10 % du capital). Pour comprendre l'ensemble des mécanismes, notre article sur la flat tax et l'imposition sur les dividendes détaille les règles applicables.
Quel statut juridique pour une activité libérale réglementée ?
Les professions libérales réglementées (avocats, médecins, experts-comptables) ont des contraintes spécifiques selon leur ordre professionnel. La SASU ou l'exercice en libéral individuel sont les plus courants. En micro-entreprise, le taux de cotisations CIPAV est de 23,2 % du CA. Le simulateur intègre la nature libérale de l'activité dès l'étape 1 pour affiner le résultat.
Sources & Références
Impots.gouv.fr : Je m'informe sur les statuts juridiques
Service-Public : Trouver le statut juridique adapté à son activité
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- Société de transport : quel statut choisir en 2026 ? 01 juin 2026
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