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L'article en bref

  • Les mauvais payeurs représentent une menace sérieuse pour la trésorerie des PME, pouvant compromettre leur stabilité financière.
  • En Europe, les retards de paiement totalisent environ 300 milliards d’euros, illustrant l'ampleur du problème.
  • La législation européenne limite désormais les délais de paiement à 30 jours, ou 60 jours avec accord entre les parties.
  • Identifier les raisons des retards de paiement est essentiel pour adapter une stratégie efficace de recouvrement.
  • Des mesures préventives comme des conditions générales de vente claires et des acomptes peuvent limiter les risques.
  • La gestion des mauvais payeurs requiert une combinaison de diplomatie, de relances progressives et de stratégies adaptées.
Mis à jour le 27 mai 2026
2 min

Sommaire

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De l’étourderie à la stratégie financière s’étend toute une gamme de mauvais payeurs, dont le comportement est au centre des problématiques de l’entreprise.

Difficultés de trésorerie

Les excuses sont aussi nombreuses que les mauvais payeurs, mais certaines d’entre elles reviennent plus souvent : la facture s’est perdue, le RIB n’est jamais arrivé ou encore le cash n’est pas encore suffisant pour régler. Plus ou moins de bonne foi, les mauvais payeurs n’en restent pas moins un adversaire redoutable à la stabilité des PME, qui bien souvent se retrouvent aculées faute de trésorerie. Le problème est devenu considérable, et on estime désormais à 300 milliards d’euros la somme de liquidité en transfert dans l’Union Européenne. Un chiffre qui exprime aussi bien l’ampleur de la question que son impact sur l’économie. 

Mauvais payeurs

Grandes solutions …

Pour faire cesser cette pratique, le législateur a décidé de passer à l’attaque. La Commission européenne a ainsi adopté un texte établissant un délai maximal de paiement des biens et services de 30 jours. Ce délai peut éventuellement être porté à soixante jours, sous réserve d’un accord entre les deux contractants. Une prise de position emblématique qui révèle que, loin d’être une problématique quotidienne des entreprises, le retard de paiement est devenu une question d’ordre général. 

… et petites stratégies

Bien sûr, c’est au sein de l’entreprise, et au quotidien, que la première réalité du retard de paiement prend toute son ampleur. Pour faire payer le mauvais payeur, ce sont des trésors d’ingéniosité, de diplomatie et d’obstination qu’il faut déployer. La réponse de Google à la requête « mauvais payeur » est à cet égard bien révélatrice de l’importance de la question : de nombreux sites, dont certains sites d’information très sérieux, proposent des pistes pour identifier le mauvais payeur, et l’amener à régler sa dette. Parmi les conseils prodigués, on retiendra la nécessité d’identifier les raisons du retard, de veiller à une rédaction exhaustive des conditions générales de vente, ou de proposer la mise en place d’acomptes. Certains prônent la relance téléphonique, d’autres tablent sur une progressivité de la relance, et c’est toute une philosophie de la relance qui voit le jour sur la  Toile. 

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A propos de l'auteur

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Guillaume DELEMARLE Expert-comptable avec plus de 9 ans d'expérience. Spécialisé dans l'accompagnement des TPE et créateurs d'entreprise. Voir tous ses articles
Contenu révisé et validé par un expert-comptable membre de l'OEC

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